Bio Léa

Léa Deneuville
Léa déjà quelques minutes ici, sous les fissures qui reviennent, elle s'endort et se réveille au rythme lourd des saisons.
Léa déjà quelques jours ici, quelques problèmes tout en silence à résister, tenir le coup pour revenir à la raison.
Léa déjà quelques années ici, à cueillir dans le sombre la pureté de la lumière pour parcourir le monde jusqu'au dégoût.
Léa déjà tes 20 ans viennent, et le théâtre et tes poèmes qui frôlent un peu mon horizon.
Léa maintenant tu me viens et tu chantes sous les soleils et de toi viendra le délire, la fièvre noire se révèle, Moretto tremble, c'est la guerre…
Le drapeau blanc porte ton nom.

Bio Loïk

Loïk Moisan
Dès sa naissance, il devient vite très encombrant pour ses parents. Beaucoup trop bruyant, beaucoup trop grand. Avec ses bras tentaculaires, il vous remplit l'espace dès qu'il entre dans une pièce…
Alors, il en a une pour lui tout seul : ses parents lui offrent sa première chambre.
Mais ça ne suffit pas. Il s'ennuie. Comme il s'intéresse à la musique, ses parents lui proposent de choisir un instrument à l'âge de 5 ans. Grave erreur… C'est une batterie qu'il choisit.
Il y passe des heures… Très bruyantes… Insupportables. A vous décourager un sourd… Infatigable…

A l'âge de 10 ans, ses parents se rendent compte qu'il a un problème d'audition et consultent un spécialiste. Loïk doit être opéré de l'oreille droite. Il entend mal. Une lueur d'espoir s'enflamme chez les Moisan. Loïk est opéré. De retour à la maison… Dans sa chambre… la lueur d'espoir s'étouffe. Même la batterie n'en peut plus. Les peaux claquent les unes après les autres, et puis lachent.
Le silence… Voilà 10 ans que les Moisan ne l'avaient plus connu. Un silence total, un bon vieux silence comme au bon vieux temps. Un de ceux qui vous permettent d'entendre les molécules d'hydrogènes s'entrechoquer dans l'air. Un de ceux qui ne laissent même plus de place au vol d'une mouche, au pet d'un acarien, au bruit lointain d'un moteur de motocyclette.

Le silence… Et brusquement, un déchirement, un hurlement, un bruit effroyable. Tellement intense qu'il n'a pas assez de place pour se faufiler dans vos cavités auditives. Tellement intense qu'il vous pénètre par tous les pores de la peau. Un véritable viol auditif.
Loïk pleure… Ni une, ni deux, ses parents filent acheter de nouvelles peaux pour la batterie. En quelques minutes seulement, ils sont de retour avec des peaux flambant neuves, et les installent sur l'instrument, l'arme du crime.
Loïk pleure…

Les Moisan ne comprennent pas. Ils le câlinent, l'embrassent partout, prennent même les baguettes pour lui jouer un peu de batterie, au cas où il aurait oublié…
Loïk pleure…

Les voisins s'impatientent. Jamais une crise n'avait duré aussi longtemps. Les Moisan, effondrés, ne savent plus quoi faire. Le bruit est toujours aussi insupportable, même s'ils s'y habituent un peu.
Puis, dans le marasme sonore de leur fils, ils commencent à distinguer des mots, ou tout au moins des syllabes: "… veux… tare… !" Ils cherchent… Et cherchent… Ils ne trouvent pas. Ils ne comprennent plus leur propre fils ! Alors ils essayent d'assembler les syllabes entre elles… De n'importe quelle manière… Et petit à petit, une phrase se forme : "Je veux une guitare !". Ni une, ni deux, ils filent acheter une guitare pour leur fils. En quelques minutes seulement, ils sont de retour avec l'instrument flambant neuf, la nouvelle arme du crime.

Loïk rit… C'est un soulagement pour tout le quartier. Pendant quelques secondes, les voisins reprennent leurs forces, puis le cours de leur vie.
Loïk rit… Il y passe des heures, sur sa guitare, des années… Beaucoup moins bruyantes… Beaucoup moins insupportables… Mais quand même.
Grave erreur, cette guitare…

Le résultat, c'est des chansons comme "Briller comme elle", "A ceux qui tendent la main", "Gravée en moi" qu'il veut à tout prix faire écouter à tout le monde.
Heureusement, aujourd'hui, il ne les joue plus seul.
Alors rien que pour ça, merci à Moretto !

Bio Thierry

Thierry Deneuville
Le bout de son nez il sortit
Peu après le printemps.
Gentiment il grandit,
Au soleil (né à Arles), puis au vent… (Paris…)
Rien n'est venu troubler le breuvage de l'enfant…
Puis un beau jour vint la musique, qui toujours le berça…
Jeune bambin il se prit d'amour pour le violon (vers 6-7 ans), l'harmonica
Et bien plus tard
C'est la guitare
Qu'il grattera
Et chérira.
Mais que c'est triste de chanter seul sous la douche !
Faire les 100 pas dans son salon guitare aux poings et en babouches…
Et puis un jour… Il fit mouche !
Il les rencontra… ses deux compères !
Et jamais ils ne se lâchèrent !
Et ils ne s'en plaignirent guère…
Aujourd'hui on peut bien le dire,
ils s'aiment et c'est un vrai plaisir…
Moretto c'est comme un sourire !